jeudi 25 août 2011

Les Anarchistes?



« vous m’avez demandé de résumer par écrits nos théories (anarchistes), il vous sera facile de comprendre que ce n’est pas en quelques lignes que l’ont peut développer une théorie qui analyse toute les manifestations de la vie sociale actuelle, les étudie comme un docteur ausculte un corps malade, les condamne parce qu’elles sont contraires au bonheur de l’Humanité et, en leurs lieu et place, échafaude une vie toute nouvelle, basée sur des principes entièrement opposées de ceux sur lesquels est bâtie la vieille société. »

Les Anarchistes ?

Les opinions les plus communes sur les anarchistes sont au nombre de trois : la première est qu’ils sont des fous dangereux, des terroristes et des instigateurs du chaos. La seconde dit que les anarchistes sont des rêveurs, des poètes, des illuminés qui fantasment sur une impossible société idéale. La troisième définit l’anarchisme comme une maladie de la jeunesse. En réalité qui sont vraiment les anarchistes ? Qu’est-ce que l’anarchie ?

Historiquement les anarchistes sont l’aile révolutionnaire du mouvement socialiste : de fait, ils sont aussi nommés socialistes antiautoritaires ou communistes libertaires . Si aujourd’hui beaucoup d’entre eux préfèrent se définir simplement anarchistes, c’est pour ne pas qu’on les confonde avec ceux qu’on appelle communément socialistes ou communistes et qui ont pour objectif principal « la conquête du pouvoir », et dont la finalité désastreuse est connue de tous (il suffit de voir l’effondrement du communisme d’État (dictatorial) soviétique ou la corruption du socialisme parlementaire).

Nous ne considérons pas comme légitime le fait d’obliger un individu à agir contre ses convictions ; entre l’obligation imposée tant par l’État, la religion, la loi, la majorité démocratique ou par des individus, il n’y a pas de différences. Cela veut dire pour nous : lutter, attaquer tout type d’autorité et de pouvoir, promouvoir l’auto-organisation, le refus de la délégation, l’action directe de tous les exploités pour améliorer leur situation actuelle avec la perspective de l’émancipation de l’exploitation et de l’autoritarisme.

La société actuelle se base sur un système organisationnel dans lequel un groupe restreint de personnes prend les décisions, exerce le contrôle et dirige les volontés des autres. La grande majorité des gens doit accepter, s’y soumettre, s’y conformer. Tout ceci est appelé « l’ordre », quand en réalité il n s’agit pas d’autre chose que de dictature et de désordre.

À l’organisation étatique de la société actuelle, hiérarchisée et centraliste, nous opposons une organisation de la vie basée sur la libre association et les fédérations de producteurs et de consommateurs, créées et modifiées selon la volonté de ceux qui la composent. au leu du centralisme : la fédération entendue dans son véritable sens de décentralisation, d’autonomie et d’entraide. Au lieu du capitalisme qui exploite et commercialise l’individu : l’autogestion, le communisme libertaire, antiétatique, libre jouissance de toutes les richesses existantes par l’ensemble des individus selon le principe de « à chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins. »

Il ne peut y avoir de liberté sans égalité, ni d’égalité sans liberté. Il n’y a qu’oppression dans une société au sein de laquelle le capital est monopolisé par une minorité et où rien n’est réparti avec justice. Les gouvernements garantissent aux patrons le contrôle de la société et les privilèges, en excluant les travailleurs et tous les exploités.

Le principe d’autorité fait que des millions d’êtres humains, esclaves de la loi du marché, dans le seul but de survivre, passent toute leur vie à travailler pour d’autres, et que d’autres meurent de faim ou des guerres dans ce qui est appelé le Tiers Monde. Ce sont les gouvernements qui préparent les guerres, mais ce sont les populations qui combattent et qui en meurent.

L’anarchisme est l’affirmation de la dignité et de la responsabilité des exploités, de l’égalité entre hommes et femmes, de l’autodétermination sociale et individuelle. La société future que nous préconisons, fruit de la rupture révolutionnaire avec le vieux monde, est l’auto-gouvernement de tous les individus librement associés, une société sans serf ni maîtres.

C’est ça l’Anarchie et pas autre chose : un ordre social libre dans lequel l’égalité et la fraternité ne sont pas des mots creux.



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